fort, fort , tellement que j'en ai de l'émoi !
Quand je ris, quand je pleure, en groupe, en solitude,
c'est toujours ton image avec son altitude,
qui plane longuement très haut dans mon esprit.
Je n'ai pas fait le deuil et mon chant est un cri ! .
Un peu comme un bateau dépourvu d'équipage,.
j'erre en ton souvenir sans en tourner la page.
Tu n'es plus là, c'est vrai, mais je te vois partout,
dans tout ce que je fais, dans mes reins, dans mon tout.
tu n'as pas eu le temps de vivre loin ta vie ;
Je n'ai pas eu le temps, car ton heure est finie,
de te dire les mots imprégnés de bonheur,
que délicatement a sécrétés mon coeur .
Mais de toi me provient une onde de tendresse
qui sait bien balayer l'ère de la détresse .
Tu n'es plus là, pourtant l'éclat doux de tes yeux,
le timbre de ta voix , l'ordre de tes cheveux ,
comme un autre soleil dont on cherche la flamme
s'incrustent sans faiblir en l'écrin de mon âme .
C'est toi qui longuement me lègues ton éclat :
Oui c'est bien toi pourtant.. pourtant tu n'es plus là !

